Jean-Michel Vives

Jean-Michel Vives

 

Jean-Michel Vives est professeur de psychopathologie clinique à l’Université Nice Sophia Antipolis et psychanalyste à Toulon. Ses travaux de recherche portent sur la dimension pulsionnelle de la voix et sur la gestion sociale de la jouissance qui lui est liée. Cette question a été abordée à partir des pratiques artistiques (opéra, musique techno), religieuses (musique sacrée, mysticisme), thérapeutiques (dispositifs thérapeutiques impliquant l’utilisation de la musique et de la voix) et psychopathologiques (hallucinations auditives, rapport à la voix chez le sujet autiste). D’autre part, il s’intéresse à la théorisation des enjeux psychologiques de la pratique théâtrale. Il est régulièrement invité dans les universités étrangères pour y assurer des cycles de conférences : New-York (School of visual arts – Association Après-coup, City University of New-York), Rio de Janeiro (Université d’État de Rio de Janeiro), Sao Paolo (Université d’État de Sao Paulo, UNICAMP), Toronto (Université d’État de Toronto)… Ses articles sont publiés en France mais également aux États-Unis, au Canada, au Brésil  et en Colombie. Il fait partie du Conseil Scientifique de l’Université Nice Sophia Antipolis et du Comité Scientifique du Centre Culturel de Rencontre d’Ambronay.

Par ailleurs, Jean-Michel Vives a été le collaborateur artistique de Jacques Nichet au Centre Dramatique National de Montpellier – Théâtre des Treize Vents puis au Théâtre National de Toulouse. Il participe, entre autres, en qualité de dramaturge à la mise en scène de Marchands de caoutchouc de Levine (Théâtre Hébertot – Paris, 1994), d’Alceste d’Euripide (Festival d’Avignon, 1994), L’épouse injustement soupçonnée de Cocteau (Opéra de Montpellier, 1995), Le retour au désert de Koltès (Théâtre de la ville – Paris, 1995), La tragédie du Roi Christophe de Césaire (Cour d’honneur du Festival d’Avignon, 1996), L’augmentation de Perec (Théâtre National de Toulouse, 2005), Le commencement du bonheur de Léopardi (Théâtre National de Toulouse, 2007). Il a dirigé l’Atelier volant (Centre de Formation et de Recherche sur le Théâtre Musical) du Théâtre National de Toulouse de 2002 à 2005. A l’opéra (Festival de Gattières – 06), il a mis en scène Don Giovanni de Mozart (2000), Le monde de la lune de Haydn (2001), Le Mariage secret de Cimarosa (2002).

Quelques références bibliographiques :

 

Ouvrages :

* Vives J.-.M., (2012)  La Voix sur le divan. Musique sacrée. Opéra. Techno, Aubier-Flammarion, Paris.

– Ouvrage retenu parmi les trois derniers pour l’attribution du Prix Œdipe Le salon 2012.

– Prix Œdipe des Libraires 2013.

* Vives J.-M. (2012) A Voz na Clinica Psicanalitica, Contra Capa, Rio de Janeiro, Brésil.

 

Chapitres d’ouvrages :

* Vives J.-M., (2013) « De la haine du théâtre et du comédien. Petit traité de dramaturgie clinique », Dramaturgies, Chambon J, Goudard Ph., Plassard D. (sous la direction de), Edition Espace 34, Montpellier, p. 73-92.

* Vives J.-M., (2012) « De la musique comme articulation entre sens et jouissance », Variations sur la jouissance musicale, A. Harly, (sous la direction de), Editions de l’Association Lacanienne Internationale, Paris, p. 169-178.

* Vives J.-M., (2012) « Se um discurso pode ser sem fala/palavras, ele pode ser sem voz ? », De um discurso sem palavras, N. Virginia de Araujo Leite, J. Guillermo Milan-Ramos, M. Rita Salzano Moraes, (sous la direction de), Outrarte, Campinas, Brésil, p. 43-64.

* Vives J.-M., (2011) « Au-delà du symptôme : le sujet du bégaiement », Les bégaiements de l’adulte, B. Pierart, (sous la direction de), Bruxelles, Mardaga, p. 29-36.

Articles :

* Vives J.-M., (2013) « Comment la voix vient-elle aux enfants ? », Enfance et Psy, n° 58, La voix et l’enfant, Toulouse, Eres.

* Vives J ;-M., (2013) « En quoi la psychanalyse nous conduit-elle à (re)penser l’articulation de l’universel et du singulier ? », Insistance, n°8, Toulouse, Eres, p. 41-48.

* Vives J.-M., (2012) « Un objet de passion : la voix », Topique, La voix des Passions, Paris, n° 120, 7-19.

* Bourlot G., Vives J.-M., (2012) «Freud et la dimension sonore du langage », l’Evolution Psychiatrique, 77, 503–517.

* Vives J.-M., (2012) « From the phobic episode of « Little Hans » to his becoming a stage director of opera», The International Journal of Psychoanalysis. n° 93 (4), 863-878.

* Catao I., Vives J.-M., (2012) « A propos du choix du sujet autiste : voix et autisme. Pour une prise en compte de la dynamique invocante dans la psychothérapie des patients autistes », Psychothérapies, Genève, Médecine et Hygiène, n°32 (4), 231-238.

 Pour le contacter : vives@unice.fr